Devez-vous utiliser le référencement négatif pour positionner le site d’un client

Devez-vous utiliser le référencement négatif pour positionner le site d’un client

Si le but du référencement est de positionner un site en avant de ceux de la compétition et dominer le positionnement sur les moteurs de recherche, est-ce vraiment plus éthique d’utiliser des moyens positifs pour améliorer le positionnement de son client que d’utiliser des techniques de référencement négatif afin d’empirer le positionnement de la compétition ? La question a le mérite de nous faire réfléchir sur l’éthique du métier.

Si vous faites ce métier depuis plusieurs années, vous connaissez définitivement la frustration d’avoir tout fait comme il faut, de vous avoir assurer que le site de votre client soit parfait d’un point de vue technique tout en ayant un meilleur contenu que la compétition, assez de signaux hors site pour se positionner, un bon hébergement avec un site web rapide et du contenu souvent mis à jour, mais malheureusement le site web ne se positionne pas malgré tous vos efforts.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, plusieurs clients sont irréalistes et impatients, espérant des miracles en quelques jours. Heureusement, ce genre de client est rare, mais si après quelques mois le site de votre client est toujours prisonnier de la deuxième ou troisième page, que faites-vous ?

C’est là que la différence entre un bon consultant en référencement et un mauvais se fera. Le bon consultant trouvera des façons de positionner son client avec des méthodes rapides et efficaces. Le mauvais va tenter de trouver une solution magique qui n’aidera pas son client. Mais depuis les modifications à l’algorithme de Google, il existe une troisième option, moins éthique et même potentiellement dangereuse, le référencement négatif.

Le référencement consiste à effectuer sur le site des compétiteurs tout ce que Google interdit. Achat de liens de masse, spam de commentaires automatisé et autres tactiques douteuses éthiquement(et même parfois légalement) qui ont pour objectif de faire pénaliser le site qui reçoit tout ses liens pour ensuite le dépasser. Non seulement à mon avis c’est une technique très risqué car elle peut produire l’effet inverse (améliorer le positionnement du site visé), elle est de plus éthiquement horrible puisque vous pouvez causez des dommages importants à la compétition sans qu’elle puisse faire quoi que ce soit pour se défendre (ou presque).

Exemple plus clair, je tente de positionner un fabricant de montres sur le mot-clé Rolex, mais le site Le Guide des Montres est en avant du site que je veux positionner. Alors pour faire passer mon client devant Le Guide des Montres, j’achète des liens sur des sites peu recommandables afin de faire pénaliser Le Guide des Montres et que mon client passe devant lui sur les moteurs de recherche. Tant pis pour Le Guide des Montres même s’il a rien fait de mal, mon client n’est pas ce site et en affaires toutes les tactiques sont bonnes pour prendre des parts de marché.

Je trouve cette philosophie très dangereuse et je crois que Google aurait dû s’en tenir à la vieille règle de “Les liens que tu fais peuvent te faire mal, les liens que tu reçois sont au pire ignorés”. Malheureusement, cette règle a été abusée à profusion ce qui fait que nous ne pouvons plus nous prévaloir de cette protection.

 

2 Comments


  • Vraiment pertinent! Je me demande qu’est-ce qu’impliquerait, légalement, une entreprise qui décide de torpiller son concurrent dans les moteurs de recherche en lui payant des milliers de liens dans des link farm sur des sites russes…

    Illégal? Si oui, y a-t-il jurice prudence?

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  • Je ne crois pas qu’il y est de cas de jurisprudence de negative seo autant au Canada qu’au État-Unis. En fait, je parlais beaucoup plus des techniques black hat illégale que de negative seo pour la partie légale. Pour ce qui est du coté légal des fermes de liens, à mon humble avis de “je ne suis pas un avocat” il n’y a pas de loi dans ce sens donc c’est théoriquement légal.

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